Jordan McDougall

JORDAN MCDOUGALL – CONSULTANT EN EXPLOITATION

1. Comment t’es-tu impliqué à la SMT Edmonton?

C’était par pur hasard, en 2011. Je dirigeais les programmes de leçons de ski et de planche à neige à Snow Valley, et j’avais pris la décision de prendre un congé cet été-là. Sheila O'Kelly donnait un discours au Canadian Club of Edmonton, et je me suis assis à la table de la délégation de triathlon, juste pour jaser un peu. On m’a demandé si je saurais recommander l’un ou l’autre de mes instructeurs comme employés d’été au Triathlon d’Edmonton. Or, à ce moment-là, j’avais déjà passé quatre semaines de ce fameux congé et franchement j’avais envie de faire quelque chose d’utile. J’ai répondu que je serais intéressé moi-même; j’ai préparé un CV et je suis passé par les bureaux (lorsque Antrim Construction offrait des locaux à l’organisme à titre gratuit) et je m’attendais à passer une entrevue. En fait, cela a fini par être ma première journée au boulot.

2. Quel est ton rôle chez SMT Edmonton?

J’ai passé quelques étés dans des rôles administratifs assez vagues, touchant sur presque tous les aspects de l’évènement, mais souvent sur l’exploitation. L’horaire de la Grande Finale 2014 ne cadrait pas avec mon horaire à la station de ski, donc j’ai délaissé le rôle administratif et je me suis impliqué comme bénévole pour aider à aménager le site de compétition. Après un couple d’années de main d’œuvre, j’ai commencé à travailler comme consultant en exploitation pour l’évènement. Ces jours-ci, je planifie et mets en œuvre la préparation du site, le soutien opérationnel et le démontage du site pour nos évènements.

3. Qu’est-ce que tu fais dans ton rôle?

Tout ce qui ne relève pas d’autrui...
En fait, c’est un bon équilibre de réflexion et de travail pratique. Au fur et à mesure que les idées sont présentées en ce qui concerne l’apparence de l’évènement, j’essaie de formuler un aménagement qui marchera. Ensuite, je trouverais les structures et équipements nécessaires pour cet aménagement. Au fur et à mesure que tout tombe en place, j’essaie de décider l’ordre à suivre dans la mise en place des différents éléments – il faut considérer comment chaque tâche se rapporte aux autres (par exemple, on ne peut installer les panneaux qu’après l’installation de la clôture sur laquelle les panneaux se fixent; et il est préférable de ne pas avoir une clôture qui barre la voie lorsqu’on veut installer les tentes ou poser les toilettes; et une fois que le tapis est installé, la circulation automobile est interdite, etc...)  Même la météo a une incidence sur les projets. Si les tâches se complètent trop tôt, il y a un plus grand risque de dommages dans le cas d’un orage. Certains travaux ne peuvent pas se faire quand il pleut (la plupart des besognes ne sont pas trop agréables quand il pleut, mais certains travaux sont impossibles), donc si on attend trop longtemps il y a le risque que la chose ne se fait pas. Une fois que les grandes lignes du plan sont déterminées, nous réservons des créneaux avec les fournisseurs et entrepreneurs, nous recrutons et formons une équipe pour monter les installations, et nous passons à l’acte. Je fais la navette entre les bureaux et le parc et j’apporte les modifications nécessaires au plan, en vue de maintenir un rythme rapide et efficace et de terminer, espérons-le, à l’avance de l’heure prévue! La réalité intervient toujours et change la donne. Aux derniers jours, juste avant l’évènement, je circule pour répondre aux questions et faire fonction de consultant avec le personnel d’exploitation. Quand on a besoin de contexte pour une décision, ou de conseils pour résoudre des problèmes, je sais offrir des perspectives.
Et ensuite, nous démontons le tout.

4. Quel est l’aspect de ton boulot que tu aimes le plus?

Le fait de me creuser la tête et formuler des solutions aux problèmes qui surgissent. J’aime aussi travailler en plein air, dans le parc, donc l’aspect physique du travail me plaît. Je suis au plus content quand je suis heureux et engagé, penché sur tel ou tel problème ou enjeu (mais pas les casse-tête – ils m’embêtent depuis toujours). La planification d’un évènement présente évidemment beaucoup d’enjeux. Pour la plupart, c’est un processus mental, et le plan se formule relativement vite, mais ça pourrait prendre un couple de semaines pour déployer le site entier, et cet aspect tangible est très satisfaisant; on voit le résultat concret de tout ce travail.

5. Est-ce que tu participes aux évènements de triathlon?

Non, puisque je me noierais, donc le triathlon n’est pas mon truc. Et quand je cours, normalement c’est dans un cas d’urgence, un problème que je dois résoudre vite fait. J’aime le cyclisme quand-même. 

6. Quel est ton sport de prédilection?

Je suis fana du ski.  Et récemment, je commence à comprendre la valeur de la notion que les adultes responsables se doivent de savoir nager, donc je pense prendre des leçons de natation dans le proche avenir.

7. Quels trucs et suggestions as-tu pour les athlètes, pour favoriser une expérience idéale à SMT Edmonton?

En premier lieu, plutôt que de prendre ses jambes à son cou dans le couloir d’arrivée, faites pause, ralentissez-vous et savourez le moment sur le tapis bleu. Effectivement, ralentissez-vous et appréciez tous les petits détails et toute la planification qui a été investie dans l’évènement : c’est un vrai exploit d’organiser une aire de transition de sorte que les séries se poursuivent sans heurt et que vous puissiez repérer rapidement votre vélo à vous.  Arrêtez et remerciez un ou deux bénévoles pour ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont contribué à votre expérience. (rappelez ma réponse à une des questions précédentes : je ne suis pas un compétiteur, donc prenez mes conseils avec un grain de sel.) 

8. Quels sont tes projets et espoirs pour 2018 et après?

J’espère que nous aurons un couple d’années sans trop de changements opérationnels majeurs. Si nous passons une année ou deux sans reconfigurer le site de compétition, nous saurons mieux nous concentrer sur la Grande Finale de 2020 et le site remarquable que nous envisageons pour cet évènement. 

9. Raconte-nous quelque chose d’intéressant à ton titre :

Mais je viens justement de faire exactement cela, non?  Je porte un chapeau de taille 7 ¼, mais pas souvent, puisque je n’aime pas tellement porter un chapeau.